La start-up franchit le cap de l’industrialisation de ses solutions
Le 1er octobre dernier, Mincatec Energy réunissait au Techn’Hom de Belfort investisseurs, partenaires, représentants institutionnels et acteurs de la filière hydrogène afin de célébrer une étape majeure de son développement : la mise en service opérationnelle de son outil industriel de Belfort, consacré à la fabrication de solutions de stockage solide de l’hydrogène. Cette journée marquait l’aboutissement de dix années d’aventure : premiers travaux de R&D engagés en 2016, implantation à Belfort en 2021, développement des prototypes en 2022 et 2023, levée de fonds et accompagnement France 2030 en 2024, certification en 2025 et enfin mise en exploitation de l’outil industriel en 2026.

Photo : Mincatec Energy

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Yann Genninasca, son président-fondateur, partageait sa vision avec enthousiasme à son auditoire : « 10 ans ont été nécessaires pour passer d’une idée à une technologie, puis d’une technologie à un produit certifié et enfin à une usine. C’est le temps long de l’industrie, mais c’est aussi une formidable aventure humaine. Rien de tout cela n’aurait été possible sans les équipes qui nous accompagnent au quotidien, ni sans la confiance de nos investisseurs, de nos partenaires et de notre écosystème. Aujourd’hui, nous avons franchi une étape décisive, mais ce n’est pas une ligne d’arrivée : c’est le début de notre changement d’échelle. »
Une autre façon de stocker l’hydrogène

Photo : Mincatec Energy
Les solutions développées par Mincatec Energy couvrent trois grandes familles d’applications à savoir l’énergie, l’industrie et la mobilité : stockage des énergies renouvelables, systèmes de secours, applications stationnaires, engins industriels, ferroviaire, maritime ou encore certains véhicules.
La start-up de 20 personnes développe des systèmes de stockage dit « solide » reposant sur les hydrures métalliques. L’hydrogène est absorbé de manière réversible par un alliage métallique conditionné sous forme de galettes de poudres compactées et empilées. Le gaz peut ensuite être restitué à la demande, la réaction chimique produisant par ailleurs du froid utile au refroidissement des installations (pile à combustible…).
La gamme MHYT fonctionne à basse pression, autour de 10 bars, à température ambiante, avec une forte densité volumique. Cette technologie constitue une alternative aux solutions de stockage gazeux fortement comprimé ou cryogénique, offrant sécurité et rendement du fait de la simplification des infrastructures périphériques.
En outre, Mincatec Energy a développé un procédé de soudage du container en aluminium par friction-malaxage qui lui permet de se démarquer de la concurrence contrainte d’utiliser de l’inox.
Du réservoir au système industriel
Les réservoirs sont conçus pour atteindre jusqu’à 10 000 cycles et leur architecture modulaire permet de passer du réservoir MHYT de base à des ensembles montés sur skid, puis à des solutions containerisées de plus grande capacité.
Ces réservoirs vont désormais pouvoir être produits dans l’usine de Belfort, organisée pour répondre à une exigence industrielle essentielle : rendre chaque opération répétable, contrôlée, documentée et certifiable. Le process intègre le montage, le soudage, les contrôles et essais, l’activation des réservoirs et la validation du produit final.
L’entreprise s’appuie notamment sur les référentiels PED, ISO 9001, ISO 14001 et EN 9100.
Une compétition industrielle désormais mondiale
Le développement du stockage solide de l’hydrogène s’accélère à l’international. En Asie, et notamment en Chine, la technologie est désormais déclinée depuis des réservoirs de quelques dizaines de grammes jusqu’à des systèmes de plusieurs dizaines de kilogrammes d’hydrogène. Les démonstrateurs concernent déjà les scooters, les chariots élévateurs, l’automobile, les autobus ou encore les stations de ravitaillement basse pression. Des installations de stockage de plusieurs tonnes d’hydrogène démontrent également le changement d’échelle en cours.
Pour Yann Genninasca qui se rend régulièrement en Chine, cette évolution confirme que le stockage solide entre désormais dans une course industrielle internationale. « Nous sommes convaincus que le stockage solide peut devenir, pour certaines applications, une solution industrielle de référence aux côtés du stockage comprimé et du stockage liquide. Ce qui se joue maintenant n’est plus uniquement une compétition technologique : c’est une compétition industrielle. Et nous voulons que la France et l’Europe y prennent toute leur place. »

Photo : Mincatec Energy
Produire plus, réduire les coûts, améliorer les performances
Le lancement de la production industrielle au Techn’Hom ne constitue donc pas un aboutissement. La nouvelle phase qui s’engage repose sur 3 priorités : réduire les coûts, augmenter les volumes de production et poursuivre l’amélioration des performances. C’est cette combinaison qui doit permettre à Mincatec Energy d’accélérer la diffusion de ses solutions et de répondre à des marchés de plus grande taille.
En parallèle, l’entreprise poursuit son internationalisation. Ses produits répondent déjà à plusieurs référentiels internationaux, notamment européens, nord-américains et coréens, tandis que d’autres démarches sont en cours pour accompagner son accès à de nouveaux marchés.
« Nous pouvons être fiers du chemin parcouru, mais nous devons surtout regarder celui qui reste à accomplir. Nous devons produire davantage, devenir plus compétitifs et continuer à améliorer nos produits. L’ambition est de transformer l’avance technologique acquise depuis dix ans en une véritable position industrielle mondiale. »
L’ambition affichée par Mincatec Energy est claire : construire depuis Belfort un acteur mondial du stockage solide de l’hydrogène.
Contact :
Yann Genninasca, président-fondateur
yann.genninasca@mincatec.com
3 rue de la découverte
90000 Belfort
www.mincatec-energy.com



